Sommes-nous responsables de nos maladies ?

03/10/2017
Sommes-nous responsables de nos maladies ?

 

Aujourd’hui la société et la médecine allopathique tendent à nous déresponsabiliser face à la maladie.

 

En tant que patient, il est facile de s’en remettre corps et âme à l’avis de notre médecin, d’adopter la posture de « victime » sans vraiment chercher à comprendre l’origine de la maladie. Le problème c’est qu’en agissant ainsi, nous devenons vite dépendants de notre médecin, puis du médicament, qui va combattre le mal à notre place. Hors, il est essentiel de prendre conscience que nous pouvons être acteurs de notre santé.

Dans certains cas, nous avons bien conscience de l’impact négatif de notre hygiène de vie sur notre santé et nous voyons clairement son rôle dans l’apparition de nos maladies. Mais il arrive aussi parfois que la maladie nous apparaisse comme une fatalité, un malheureux hasard qui nous tombe dessus.

 

Alors on peut légitimement se poser la question de notre « degré » de responsabilité vis à vis de la maladie.

 

Je ne vais pas faire durer le suspens longtemps car la réponse est tout simplement que nous sommes entièrement responsables : nous créons notre santé comme nous créons nos maladies. Voici quelques éléments d’explication.

 


 

Pourquoi est-ce que dans des conditions similaires, certaines personnes tombent malades et pas d’autres ? Est-ce une question de gênes, d’hygiène de vie, de malchance ?

 

Nous n’attrapons pas les maladies comme par magie. Elles ne se développent que sur des terrains propices.

 

En naturopathie, la notion de terrain correspond à notre capacité d’adaptation aux différentes situations de la vie, à l’environnement, aux agressions extérieures. Plus le terrain est fort, moins nous sommes susceptibles de tomber malades car nos défenses immunitaires sont renforcées. Inversement, un terrain affaibli et encrassé par une mauvaise hygiène de vie, permet à la maladie de s’installer et de se développer.

D’un individu à l’autre, le terrain est différent, car les facteurs qui l’influencent sont très nombreux et évoluent dans le temps : constitution de naissance, énergie vitale, alimentation, stress, rythme de vie, lieu de vie, âge, profil mental et émotionnel… Nous n’avons donc pas les mêmes besoins, ni les mêmes prédispositions pathologiques que nos voisins.

 

C’est ce qui explique pourquoi dans une famille qui fait la même promenade en forêt et où tout le monde est bien couvert, certains vont attraper un gros rhume et d’autres rien du tout.

 


 

Changer de regard sur la maladie.

 

Au niveau physiologique, le corps sait naturellement gérer les déchets. En situation normale, ils sont éliminés par les émonctoires, ces organes « porte de sortie » des indésirables. Il y a :

  • Les reins qui filtrent le sang et évacuent les déchets par l’urine.
  • L’intestin via la défécation
  • Les voies respiratoires qui font sortir nos acides volatils à l’expiration, ainsi que les mucus.
  • La peau par la transpiration et le sébum
  • Le foie (et la vésicule biliaire) qui trie les déchets et les redistribue aux autres émonctoires.

 

La plupart des troubles que l’on appelle « maladies », ne sont en fait que des signes montrant que le corps a accumulé trop de déchets et mobilise son énergie pour rectifier le tir et soutenir le travail des émonctoires.

Donc face aux troubles fonctionnels tels que la grippe, la diarrhée, les maux de ventre, les bronchites, les problèmes de peau etc, on peut se dire 2 choses :

  1. Le corps a accumulé trop de déchets (les sources peuvent être nombreuses : alimentation encrassante, stress, pensées négatives, sédentarité…) et cela perturbe son fonctionnement normal.
  2. Bonne nouvelle : il a suffisamment d’énergie vitale pour enclencher des mécanismes d’auto-guérison.

C’est encourageant certes mais pas toujours agréable, car ces dysfonctionnements et réactions salvatrices s’expriment en symptômes.

 

Tout l’intérêt en naturopathie, est de comprendre l’origine de la maladie en étudiant le terrain de la personne, son niveau d’encrassement ainsi que la vitalité disponible, pour proposer des solutions naturelles permettant de soutenir les mécanismes d’auto-guérison du corps.

 

Plutôt que de diaboliser la maladie, il faut essayer de la comprendre car on peut soulager beaucoup de troubles avec un peu de bon sens et beaucoup de bonnes choses naturelles :).

 


 

Voir plus loin que le corps physique.

 

Jusqu’ici je vous ai surtout parlé de notre corps physique, mais nous ne sommes pas que cela ! Nous sommes également faits d’énergie, de pensées, d’émotions… Tous ces corps plus subtils ont un impact considérable sur la santé, mais nous avons tendance à les sous-estimer. Parfois la solution (en fait presque tout le temps) n’est pas dans le corps mais dans la résolution d’un conflit intérieur.

 

Dr Bach disait : « On tombe malade quand nos actions quotidiennes ne sont pas en adéquation avec nos pensées, aspirations profondes. »

 

En effet, nous sommes toujours en train de faire des compromis avec la vie, qui nous éloignent de nos aspirations profondes. Parce que tout est lié, cela fini par créer des blocages énergétiques qui se matérialisent tôt ou tard dans le corps sous forme de maladies. C’est comme si notre guide intérieur n’avait plus que cette ultime solution pour nous faire prendre conscience que nous ne sommes pas sur la bonne voie et qu’il est temps de changer.

A titre d’exemple, la plupart des gens qui se lancent dans des aventures professionnelles qui les passionnent, mais qui sont pleines de risques et d’incertitudes, sont déjà passés par ces phases où le corps dit stop. Ils ont attendu le burn out, la maladie foudroyante, la dépression pour enfin se poser les bonnes questions et faire de vrais changements positifs (et oh combien courageux) dans leur vie.

 

Soutenir la guérison, c’est permettre au corps de se régénérer en l’accompagnant dans une démarche globale, holistique. Il faut certes s’occuper du physique car c’est notre base, mais ne pas croire que le problème se limite là. Il faut oser aller travailler du côté de l’émotionnel, parfois même de la spiritualité, du sens profond que l’on donne à la vie.  


 

L’importance de l’hygiène de vie et de l’éducation pour prévenir la maladie. 

 

 Je pense que chacun devrait posséder dès l’enfance les bases claires de la gestion de sa santé. Pourquoi cela n’est-il pas enseigné à l’école ? Ne pourrait-on pas créer une matière à part entière ? Qui permettrait de construire une société de personnes plus autonomes, responsables, heureuses, productives et bienveillantes envers elles-même, les autres, l’environnement ?

Il y a encore du chemin à faire mais de belles initiatives commencent à voir le jour et l’engouement pour la naturopathie me remplit d’espoir <3. Maintenant vous comprenez peut-être mieux ce qui m’anime et me pousse à développer mon activité en tant qu’éducatrice de santé. Je souhaite tout simplement démocratiser la santé, la rendre accessible au plus grand nombre, tout en partageant ma joie et ma passion pour le (les) corps et les médecines traditionnelles holistiques.

 

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Sommes-nous responsables de nos maladies ?  

Note : Ce texte n’est pas écrit contre la médecine allopathique, qui est indispensable dans les situations d’urgences et dans les cas de maladies graves, lésionnelles. Au contraire, je suis pour une médecine intégrative ouverte à la complémentarité des techniques et des approches. Cela fera d’ailleurs certainement l’objet d’un article ;).

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